En bref : 4 questions clés concernant Google et l’indexation mobile

Le « mobile first » est dans toutes les esprits et de nombreux marketers se posent des questions quant à ce changement.

Gardez à l’esprit que Google va maintenant principalement explorer et indexer la version mobile de votre site Web et l’utiliser pour déterminer les classements. C’est une idée que Google a évoquée pour la première fois en 2016, mais qui n’a que récemment commencé à se mettre en place. Cela avec de nombreux tests pour s’assurer que tout se déroule bien.

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Nous abordons dans cet article, quelques questions que se posent encore nombre d’entre vous…

  • La question des liens externes / internes et du « mobile first »

Les liens constituent encore et toujours l’une des pierres angulaires de la recherche et du référencement sur Google. Le moteur de recherche examine la manière dont les sites Web sont liés les uns aux autres afin de déterminer leur classement (les sites avec des backlinks de haute qualité, récents, provenant de sites de haute autorité sont plus susceptibles de se classer en bonne position). Google s’appuie sur ces liens comme base pour l’indexation sur le Web, c’est-à-dire qu’il a besoin de liens pour trouver, indexer et évaluer autant de sites que possible.

Mais le rôle des liens après le passage au « mobile-first » n’est pas encore clair. Nous savons que Google finira par se concentrer principalement sur l’exploration et l’indexation de sites Web mobiles. Ainsi, si un site a des domaines « desktop » et « mobiles » distincts et que le site « desktop » a plus de backlinks (ce qui est souvent le cas), comment le classement dans les résultats de recherche va t-il être réalisé ?

  • La question du contenu « mobile » et/ou « desktop »

Avec l’introduction du « mobile-first », de nombreux spécialistes du marketing et du contenu supposent que la meilleure stratégie réside dans le fait de proposer les mêmes pages web sur « desktop » et sur mobile. Mais est-ce vraiment la meilleure idée ?

Après tout, le contenu est consommé différemment depuis un ordinateur et depuis un mobile. Sur les écrans « desktop », plus grands, les utilisateurs sont à l’aise pour consommer plus d’éléments de contenu et plus de détails. Les internautes s’attendent à une expérience plus riche et sont prêts à digérer le contenu de manière plus approfondie que lorsqu’ils regardent de courts extraits en situation de mobilité avec leur smartphone.

Sur les mobiles, il serait en effet utile et agréable pour les webmasters d’offrir certains contenus en option – par exemple, des contenus « cachés » derrière des onglets ou des menus déroulants que les utilisateurs pourraient cliquer. Il se peut même que certains éléments de contenu soient considérés comme moins pertinents (ou inutiles) à montrer aux utilisateurs mobiles (parfois à cause de l’endroit où ils se trouvent dans leur parcours d’achat).

L’important est donc la création de contenus pour les utilisateurs mobiles ET pour les adeptes de la lecture « desktop ». Il s’agit de fournir une expérience optimisée pour chacun. En e-commerce, consacrer des ressources spécifiques au contenu « desktop » et à l’expérience utilisateur restera la clé, car ce sont ces sites « desktop » qui bénéficient encore et toujours de taux de conversion plus élevés que les sites mobiles.

Une autre question que les marketers se posent est de savoir comment le « mobile-first » va changer les KPIs analysés afin de déterminer les performances en termes de référencement. Notons que de nombreux KPIs sont semblables en ce qui concerne le SEO mobile et le SEO « desktop » : comment sont classées les pages web ? le site web est-il accessible rapidement ? etc.

Or, en particulier pour les mobiles, l’un des KPI les plus importants (que les webmasters peuvent déjà mesurer) est le pourcentage des pages qui sont déjà explorées par le robot Googlebot ou le robot d’exploration. En outre, la fréquence à laquelle Googlebot arrive et explore les pages mobiles est un indicateur important de la façon dont Google voit le site. Ces facteurs dépendent beaucoup de la taille et de la récence de vos contenus.

  • La question de l’avenir du « mobile first »

Le « mobile-first » n’est qu’un début. Google a déjà indiqué qu’il fallait s’attendre à une mise à jour concernant la vitesse de chargement des sites (en Juillet). La vitesse de chargement d’une page web sera alors un facteur de classement pour les recherches mobiles.

Certains experts prédisent aussi une adoption encore plus large des Accelerated Mobile Pages (AMP) – une initiative de Google qui vise à offrir une expérience optimisée, plus mobile et plus rapide sur les sites multimédias – à travers les sites non-médias.

Il existe un autre développement très intéressant dans la recherche mobile qui pourrait être le prochain gros changement : le Progressive Web Apps (PWA). Il s’agit d’un croisement entre les sites « responsive » et les applications mobiles. C’est une tentative de Google de réagir à l’importance croissante du contenu dans les applications mobiles (plus difficile à explorer et à faire apparaître dans les résultats de recherche).

Les PWA peuvent être explorés par Google, avoir l’apparence des applications mobiles natives et utiliser une technologie de mise en cache qui permet de charger les pages rapidement même avec une connexion faible. Cela sans aucune nécessité de télécharger une application, ce qui permet d’offrir une expérience de qualité similaire à celle d’une application aux internautes. Le contenu des applications sera t-il bientôt référencé dans les résultats de recherche ?

Affaire à suivre !